14.04.2008

Plonger avec les requins, nager avec les dauphins, un kangourou de moins

234550137.jpgAprès un arrêt au milieu de la charmante région viticole de la Barrosa Valley et la dégustation de vins locaux paisiblement allonges dans les vignes ensoleillées, ainsi qu une visite des Flinders Ranges et ses paysages ocres dans un désert quasi lunaire, nous nous sommes arrêtés sur la péninsule d Eyre, a Port Lincoln, capitale nationale de la pêche au thon et des fruits de mer.

Ici, Sven le brave a décidé de tenter un voyage inédit: plonger en pleine mer, enferme dans une cage, au milieu de féroces requins blancs attires par l odeur du sang déversé aux alentours. Il est fort heureusement revenu indemne.

Avec Nieck le fainéant, nous avons pris une option plus calme (et plus économique): nager avec des dauphins, plus gentils, plus doux, plus câlins que ces damnés requins. Une expérience assez exceptionnelle.

Se prendre un kangourou en voiture est également une expérience assez exceptionnelle. Il ne s'agit pas de juste sentir quelque chose qui a touché la voiture et se regarder quelques instants avant de reprendre la route en sifflotant. Ce gros animal se prend l avant du véhicule de plein fouet dans un petit hurlement sauvage. Heureusement, notre jeep est équipée de la fameuse "roo bar" (ou barre a Kangourou) qui permet d être en sécurité tout en tuant la bête en un seul coup. Une chance.

Apres ces activités maritimes et terrestres, nous reprenons la route vers l ouest, pour la partie la plus excitante du voyage. Une distance équivalente a Paris - Moscou (plus de 2500 kilomètres) le long de la seule route allant vers Perth. Avec, surtout, la traversée de la fameuse Plaine de Nullarbor, une immense étendue désertique, avec des villages pouvant parfois atteindre la taille impressionnante de 5 habitants. Bien sur, aucun réseau téléphonique, aucune connexion internet. Nous emportons juste beaucoup d eau car, nous a t on dit, les secours peuvent parfois mettre des heures a arriver en cas de problème. Et j ai bien envie d en avoir un, de problème.

06.04.2008

Vie sauvage et vie en ville

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La route entre Melbourne et Adelaide nous a permis d admirer toute la splendeur de l Australie: un pays qui semble aussi sauvage qu'indomptable par l homme. Justement, la vie de trappeur que nous avons mené m est apparue comme exceptionnelle. Souvent loin de tout et au milieu de nulle part, juste entourés par dinterminables routes, dimmenses montagnes, de gigantesques plages vides, et un océan infini. Aussi, un retour aux bonheurs simples: l'agréable douceur d une douche chaude, le parfum delicieux d un plat de pâtes et sa sauce tomate en boite, ou le moelleux  d un sac de couchage dans une tente protectrice des caprices du ciel... Et même si parfois monter un tipi et gonfler un matelas s'avère etre une tache difficile, la vue d un koala dormant paisiblement accroché a sur son arbre ou d un coucher de soleil le long de cotes immenses et dechiquetees de la Great Ocean Road font oublier le reste. Définitivement, la vie sauvage est un bonheur.

Arrive en ville, tout est différent. Adelaide, ville d un peu plus d un million d'habitants, a su nous entraîner dans les tourmentes de la vie moderne: soirées, night clubs, coucher tardif, lever tardif, Mac Donalds, pizzas et autres Fish and chips. Une vie chère et fatigante, au milieu de la pollution urbaine, des gens presses, des vices de la cité.  Afin d échapper aux sombres abîmes de cette vie paresseuse, j ai donc décidé de prolonger l aventure sauvage avec mes deux comparses, et ce jusqu a Perth, la seule grande ville de l ouest, isolée et parait il très agréable. La bas, pour échapper a la vie urbaine malsaine, ,il sera temps pour moi de trouver un autre travail. Mais ça, c est une autre histoire.