20.03.2008
(Il etait une fois) vers l ouest
Après avoir assiste, a Melbourne, a une étonnante course de chariots ultras rapides, qui, en réalité n est qu'une excuse commune a tous les locaux pour une gigantesque fete dans tout le comté durant 4 jours, moi le Truand, ai donc pris la route en compagnie de la Brute allemande et du Bon hollandais. Notre monture est a nouveau ce bon vieux Toyota landcruiser 4*4, et le trio semble parfaitement soudé dans la garde du bétail.
Notre route s arrêtera donc quelque temps a Torquay, la capitale de la glisse locale, pour une compétition étrange, consistant a glisser sur l eau a l aide dune planche pointue. Peu de saloons aux alentours, mais un festival musical en plein air, ainsi que l ocean tumultueux qui permettra sans doute un spectacle sans égal. Après cela, la très fameuse Great Ocean Road nous fournira des distractions étonnantes, aux dires de certains cow boys ayant déjà explore les alentours.
Il me reste peu de temps avant de finir mon whisky et j écris ces lignes sur une table moite au milieu d un tripot malfamé. Je traînerai donc mes éperons uses vers un lieu plus sur pour écrire d avantage.
10.03.2008
L australien, les autres australiens, le rêve australien
La mort ou le bagne. Ainsi en était il des criminels et autres brigands en Grande Bretagne dès la fin du XIIX e siècle. C est ainsi que, le 26 janvier 1788 (aujourd'hui jour de fête nationale en Australie) le capitaine Arthur Phillip débarqua en Australie a bord d un navire occupé par des condamnés anglais, pour établir un centre pénitentiaire, a Port Philipp (Sydney). Au XIXème siècle, le pays continua d être colonise progressivement par les britanniques. Sans grande effusion de sang, entre 1855 et 1890, les six colonies devinrent peu à peu autonomes. Le 1er janvier 1901, la fédération de celles ci est achevée: l Australie est née. Les australiens aussi.
Aujourd'hui, ces anciens bagnards ce sont transformes en êtres fort sympathiques. L australien est un peu bourru, mais cordial et joueur, la blague facile. Amateur de bière, mais sûrement pas de Fosters, considérée comme la bière des touristes. A cette dernière il préférera une Carlton Draught, ou, à Melbourne, une Victoria Bitter -bière locale, VB pour les intimes. Fan de voiture, souvent de vélo et adorant courir le long des plages le dimanche. Généralement, la peau rougie par le soleil, souvent tatoue les cheveux clairs. Fou de cricket et de "footie" (un mélange de foot et de rugby). Vous appellerez ça un beauf? Ici, c'est un australien, reconnaissable entre mille.
Mais l australien n est pas seul en Australie. A ses cotes, il y a "les autres australiens". Ceux la ne sont pas tous nés ici, mais ils vivent ici, et depuis très longtemps. Ils sont nombreux : le chauffeur de taxi est indien, le fermier est italien, le vendeur de glace est grec, le buraliste est pakistanais, le patron du restaurant est chinois... Tous sont venu ici en quête d un eldorado, du rêve australien. Des entrepreneurs du monde entier, venus par vagues d immigration depuis deux cents ans, dans ce jeune pays qui les accueille a bras ouvert.
Ici, j ai l impression de vivre une sorte de rêve australien. Toujours a saint Kilda (Melbourne-plage, et non Melbourne ville!), je travaille dans un petit magasin sur la plage (tenu par un Grec) en tant que vendeur de glace et de hot dog. Le job parfait : pas trop mal paye, j apprend l anglais, je vois des gens et du soleil. Surtout, je peux manger tout ce que je veux quand je veux a l oeil. Qui dit mieux?
Aussi, je me suis lie d amitié avec un néerlandais qui vit en Belgique, avec qui je découvre les joies de la vie nocturne Melbournienne. Nous avons décidé d attendre Swen (l allemand) pour partir le long de la cote ouest, dans quelques temps. D ici la, seules les quelques photos peuvent en dire un peu plus... Alors, la mort ou le bagne?
01.03.2008
Melbourne (II)
De retour a Melbourne après trois semaines de travail acharné. Quelques dollars en poche, petit train de campagne traversant le Victoria et ses vallées a perte de vue et retour a la civilisation. Finalement, entre les deux villes éternelles rivales d Australie, je suis séduit par Melbourne.
Achetée en 1835 par un certain John Bateman aux aborigènes, propriétaires traditionnels du territoire de l actuelle ville, pour quelques vêtements, outils et de la farine, cette cité multiethnique est considérée comme la plus européenne des villes australienne.
Chic et tendance, jeune et pleine de vie. Une ville contrastée entre business centres et immenses parcs verdoyants, architecture du XIXe et constructions futuristes, toujours bercée par le trace sinueux de le Yarra river dont les rives ravissent badauds et flâneurs.
Réputée pour la qualité de sa gastronomie, Melbourne jouit d une vie culturelle et sportive exceptionnelle. Les fêtes et festivals abondent toute l année. A l australian open de tennis, succedent le championnat du monde de motocross et bien sur, le circuit de formule 1. Les parcs sont animes des parties endiablées de joueurs de cricket, passionnes de tous âges et qui adulent des héros nationaux. Le Melbourne museum présente une collection impressionnante d objets et d art aborigène. (oui, oui un zeste de culture, cf photos)
L "Exhibition centre", immense, comprend des boutiques, restaurants, cafés, clubs et le plus grand casino de l hémisphère Sud. Avec notamment des centaines de tables poker (gain net: 150 dollars, haha)
Mon backpaker se situe a Saint Kilda, la plage de Melbourne, débordante de vie et d animation. L atmosphère débridée des lieux attire une foule hétéroclite, en quête de distractions. Son front de mer et sa digue jouissent d un charme indéniable, dans une ambiance festive et décontractée...
Alors, pourquoi s en aller?



